CLOSER Records Labelo Rock Indépendant du Havre

OUT NOW!!! INDIAN GHOST!!!

Closer Records présente : Indian Ghost !

Closer Records presents : Indian Ghost!

Indian Ghost «Lost far gone»

LP (10 titres) + CD (10 titres) inclus

LP (10 tracks) + CD (10 tracks) included

Disponible ici / available here : 

http://shop.closerrecords.com/fr/home/320-indian-ghost-lost-far-gone.html

Ecoutez ici / Listen here :

http://www.reverbnation.com/closerrecords/song/23349340-indian-ghost-land-my-father

Video : https://www.youtube.com/watch?v=3H3mONNnEeU

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Indian-Ghost/142831442438746?fref=ts

Indian Ghost est un groupe toulousain discret et à l’élégance rare, toujours en équilibre entre perfectionnisme obsessionnel et dilettantisme chronique. Il nous offre avec « Lost far gone » son cinquième album en 22 ans. Si la productivité comme le rendement demeure à 10 000 lieues de leurs préoccupations, leur discographie s’étalant sur deux siècles, la qualité, elle, est toujours optimale tant ici nous avons affaire à des artisans dont le soin et le rigorisme virent à l’orfèvrerie voire à l’horlogerie de précision chère à nos voisins Helvètes.

Comme à chaque livraison, Indian Ghost nous gratifie d’un album complexe et simple à la fois. Chaque pan de mur de l’édifice présente ses propres enluminures, son architecture originale, mais toutes les facettes s’emboitent méthodiquement à la fin pour constituer un monument singulier, scintillant de puissance émotionnelle, à l’évidente harmonie et à la justesse difficilement accessible.

« Lost far gone » esquisse d’emblée le plan de masse avec « Land of my Father », en forme d’hymne dégingandé, le langoureux et sexy « Psycho Medicine Blues » lui succède en nous offrant une facette plus intimiste de leur art, ornementée de bande à l’envers hypnotiques, afin de bien rappeler que nous n’avons pas affaire à de vulgaires arpètes mais bien à des bâtisseurs de pop music chevronnés.

S’ensuit le très Supersnazzien « Everyday you have to die », sur lequel on s’attend à chaque encoignure de couplet à voir débarquer le remuant fantôme de Roy Loney. Arrive le morceau de bravoure de l’album, « Girl on a Motorcycle », au beat lent et posé sur lequel s’entrechoquent, dans un carrousel spectorien aux pigments bigarrés, des volutes de guitares douze cordes, des trompettes vaporeuses et un piano copulant à l’envie et au mépris de la plus élémentaire moralité, avec des chœurs baignés d’une sirupeuse reverb. Vient ensuite, pour clore la première face, « I Whistle you come to me » porté par un Farfisa aux effluves transylvaniennes pimentant la ritournelle de saveurs acides et décadentes que n’auraient pas renié les grands échalas de 22-Pistepirkko.

Le temps de retourner l’objet et on repart pied au plancher avec « 06 77 Club », au refrain imparable, qui s’impose comme le second hit bankable de « Lost far gone ». « Statue Girl », balade vespérale qu’aurait pu pondre Lee Hazlewood lors d’un crépuscule automnal entre Grandes Plaines et Monts Ozark, s’immisce ensuite dans le bal pour parsemer l’atmosphère d’un peu plus encore de nostalgie contemplative avant que ne survienne « Killing or Loving », dont la ligne d’orgue transalpine ensoleillée joue un surprenant contre point avec un riff de guitare estampillé Neil Young. « One Day in the Summer », flânerie lancinante en mid-tempo, nous renvoie ensuite au temps des premiers Indian Ghost, quand la logique architecturale s’articulait autour d’une structure ascensionnelle vous promenant progressivement des vallées sereines d’un couplet vers les cimes escarpées d’un refrain auréolé de chœurs aériens. Pour que l’œuvre soit achevée il fallait une flèche vers les cieux, un vestibule vers les sphères spirituelles, et c’est le somptueux « White Horses », ode poignante et éthérée à la fois dont aurait pu nous gratifier Nick Cave, qui se charge de vous donner l’ultime frisson en vous saluant bien bas.

Mais, à vrai dire, tenter de traduire en mots la profondeur émotionnelle qui règne en les sillons de « Lost far gone » n’a pas vraiment de sens… Ecoutez-le et vivez-le tout simplement !

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Indian Ghost is a discreet group from Toulouse, of rare elegance, always at the border of obsessive perfectionism and chronic dilettantism. They have delivered “Long Far Gone”, their fifth album in 22 years. With a lack of concern over productivity, and a discography spanning over two decades, as always, the product is high quality as we are dealing with artisans, whose care and perfectionism we oft see in fine silverware or even precision watchmaking; our Helvetii neighbors.

As is the case for each of their releases, Indian Ghost offer us an album as complex as it is simple. Each wall of this musical construction has its own illumination, its unique architecture, yet all aspects fit together methodically in the end to form a singular monument, scintillating, emotionally powerful with an obvious harmony and inaccessible correctness.

From the outset, “Lost Far Gone” sets the tone with “Land of my Father” a shapely, lanky anthem, languorous and sexy. Soon followed by “Psycho Medicine Blues”, which focuses on a more intimate side of their art, ornamental with its hypnotic backwards loops, to remind us that we are not dealing with average soldiers but rather with pop music veteran builders.

The very Supersnazzian “Everyday You Have to Die”, has you expecting an encounter with Roy Loney’s restless ghost at each verse’s corner. Then comes the highlight of the album, “Girl on a Motorcycle”, with its slow and grounded beat into which collides, in a Spectorian colorful pigmented carousel, lush twelve string guitars scrolls, trumpets and a vaporous piano copulating envy and contempt of the most basic morality, bathed in syrupy reverb vocals. Closing the A side, “I Whistle You Come to Me”, carried by a Farfisa whose Transylvanian waves spice up the refrain, acidic and decadent flavors that would not have been disowned by those big stakes 22-Pistepirkko.

Swinging to the B side, we come back full speed ahead with “06 77 Club”, whose unstoppable refrain easily wins the status of the second bankable hit off of “Lost Far Gone”. “Statue Girl”, a hymnal ballad Lee Hazlewood could have delivered during an autumn twilight prayer between the Great Plains and the Ozarks, which sprinkles the atmosphere with a little contemplative nostalgia before the next track, “Killing Gold Loving”, whose sunny transalpine organ plays against a surprisingly Neil Youngish guitar riff. “One Day in the Summer”, a mid-tempo nagging stroll, reminiscent of early Indian Ghosts, when the architectural logic was built around an upward structure gradually guiding you to serene valleys and steep peaks in a haloed choir of chorus.

As if to wrap things up with an arrow shot straight to Heaven, a vestibule to the spiritual spheres, along comes the sumptuous “White Horses”, a poignant and ethereal ode this side of Nick Cave, that gives you the ultimate thrill whilst greeting you very low.

In fact, if you attempt to put into words the emotional depth that emanates from the lovely grooves of “Lost Far Gone” is an exercise in futility … Listen to it and live it all!

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